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PRESENTATION

Notre mode de vie fait que l'on vit souvent à 100 à l'heure sans forcément prendre son temps .
Le virus du voyage aidant , nous avons souhaité  VIVRE EN FAMILLE un peu plus que quelques heures par jour .
Ce voyage sera également un moment privilégié pour faire découvrir  aux enfants différentes cultures ; leur montrer que notre planète n'est pas uniformisée , que les différences culturelles , ethniques , religieuses existent .
 Bref leur faire découvrir le grand livre de la vie !
Mercredi 2 janvier 2008



par Gaëtan publié dans : alairlibre
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Mercredi 23 août 2006
 
Fin de voyage :


Nous avons pris le parti de remonter par la route et de ne pas prendre le bateau entre la Grèce et l'Italie pour rentrer , cela aurait eu pour nous un goût d'une fin bâclée . Allez savoir pourquoi !

Nous traverserons rapidement les Balkans ( Macédoine , Serbie , Croatie puis Slovénie ) , non qu'il n'y a rien à voir , bien au contraire , mais les enfants commencent à saturer de la route . Ils sentent que la fin est proche .
 
 
 

Nous nous autorisons une dernière visite majeure ; Venise .
La première mauvaise surprise c'est le prix du camping . 35 € la nuit ça fait cher pour fermer les yeux . Vous pourriez nous dire d'aller dormir ailleurs mais problème dans la région ce n'est pas aisé.
La ville est majestueuse malgré les hordes de touristes qui finissent pour nous donner le tournis et l'on reste poli !
Nous passons la journée à déambuler dans les rues à regarder les gondoles . L'adresse des gondoliers est impressionnante . Ils maneuvrent leur embarcation au centimètre près dans les canaux étroits , s'aidant parfois de leurs pieds en prenant appui sur un mur ou sur un piquet pour mieux se diriger ou prendre de l'élan , du grand art .
Sur la place San Marco , la file d'attente pour visiter la basilique est tellement importante que nous y renonçons . Elle traverse pratiquement toute la place .
Sur le pont du Rialto , la vue sur le grand canal est magnifique .
Dans les petites rues nous retrouvons un peu de quiétude .

Après cette journée à piétiner dans Venise , nous quittons la ville . Nous cherchons en vain un coin tranquille pour passer la nuit . Nous nous réfugions sur une aire d'autoroute puis , dès le lendemain nous rejoignons la France . En franchissant la frontière au col de Larche il n'y a même pas un panneau France pour nous accueillir . Il a été sans doute arraché . Nous ne sommes pas patriote à ce point mais c'était juste pour une petite photo snif !
Très vite il faut réapprendre aux enfants à ne pas parler trop fort , ici tout le monde les comprend . Les bougres n'ont pas toujours leurs langues dans leurs poches !

A Digne , nous visitons la fondation Alexandra David Neel . Nous avons la chance d'être guidé par Marie Madeleine Péronnet la dernière dame de compagnie de l'orientaliste . Ces commentaires sont pleins d'humour et très vivants . Un moment de pur bonheur à écouter cette grande dame bien qu'elle s'en défende .
Puis , notre chemin passera par Viviers , Anduze et sa bambouseraie un peu business business , le cirque de Navacelle , La Couvertoirade et enfin Nantes .
 
 

Depuis notre retour , on a l'impression que peu de choses ont changé en une année . La radio diffuse toujours les mêmes querelles . Que penser de cet immobilisme ?
Est ce nous qui avons changé à force de trop bouger ?
On a la triste sensation que les médias se targuent de catastrophismes et que les français s'en contentent , s'en accommodent .


Cette année fut riche d'enseignements pour nos enfants , sur nous même , une belle thérapie contre la morosité et la monotonie que nos vies citadines nous déclinent la plupart du temps .

Vivre à l'air libre , libre comme l'air ou presque pendant une année est un luxe que nous souhaitons à tous . Quant à nous , nous tenterons de revivre une telle expérience le plus rapidement possible .
Il ne faut pas croire que ce fut tous les jours facile de vivre pratiquement 24h / 24 ensemble , mais si tout le monde y met du sien c'est possible . Heureusement les moments de bonheur sont plus forts que les moments de détresse . Nous avons le sentiment qu'après cette année sur les routes nous en ressortons tous plus soudée, plus complice .


Pour finir , nous tenons tout particulièrement à remercier tous ceux qui nous ont aidé , hébergé , accompagné sans qui ce voyage n'aurait pas eu la même dimension .

 
 

                                                  Il vaut mieux vivre ses rêves que rêver sa vie .

par Gaëtan publié dans : alairlibre
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Mercredi 9 août 2006
Ca y est , nous sommes en vacances !
Et oui , comme monsieur tout le monde , normal c'est l'été , nous prenons un peu de repos ( bien mérité ) après cette dure année de vagabondage ( il faut bien se faire plaindre un peu non ? ) .
Cela fait maintenant 4 jours que nous sommes en Capadoce .
C'est seulement la quatrième fois que nous sommes de passage dans cette superbe région de Turquie. On ne s'en lasse pas d'admirer les cheminées de fées ainsi que les montagnes en forme de crème chantilly . On les mangerait presque !
 
 
 
Au camping nous passons notre temps entre la piscine et papotter avec d'autres voyageurs . Certains sont équipés de véritable appartement sur roues . Nous avons eu la chance de monter dans un camion MAN 4x4 de toute beauté . Cellule isotherme et résistant à des températures de – 40c , panneaux solaires , réserve de 500 litres d'eau propre , 1500 litres de gasoil env , congélateur , moto BMW sur un plateau à l'arrière , tous le matériel informatique sans fils et si nous avons bien compris le tout avec une liaison satellite pour les communications téléphonique et internet . Pour nous c'est un peu de la démesure , c'est une autre planète . Nous n'avons même pas osé demander le prix et faire des photos !
Félix c'est le nom du camion était l'année dernière pendant 10 mois en Australie et ses propriétaires ( super sympas ) ont décidé qu'en avril prochain il irait mettre ses roues en Chine pour une année minimum
Puis , ce couple de hollandais en Land 110 , après avoir effectuer un séjour de 2 ans entre l'Afrique du Sud et les Pays Bas , prend également la direction de la Chine . Ils comptent revenir en Europe via la Mongolie et la Russie , le tout pour une durée indéterminée .
Que des petits voyages comme vous pouvez le constater !
Vous pensez bien que les sujets de conversations ne manquaient pas , histoire de donner à chacun quelques idées supplémentaires comme si chacun de nous en manquait !
 
 
En arivant en fin de journée sur Safranbolu , on se demandait bien où l'on allait dormir . Sur le bord de la rivière il y avait un peu trop de monde à notre goût . Nous avons pris une piste dans la montagne qui domine la ville . Malgré un fort pourcentage , le Land a grimpé sans souci jusqu'au point que l'on s'était fixé . Du sommet on avait une vue imprenable sur la vallée .
La ville de Safranbolu est sympa avec ces maisons à encorbellements . Pour un peu on se croirait en Alsace !
Entre deux achats , Gaëtan est allé rendre une petite visite chez le barbier . C'est la première fois qu'il se fait bichonner de cette façon . Rasage bien sûr mais en prime on lui a taillé les poils du nez , tartiner le visage de différentes crèmes et parfum . Puis pour finir , un massage facial assez appuyé . Il faut dire que le barbier en imposait par sa corpulence !
Il nous a fallu 2 jours pour rejoindre Itambul . Cette fois , nous décidons d'y faire une halte .
Si nous avions eu des toilettes dans le Land , il est clair qu'on ne serait pas resté 3 nuits au camping Atacoy mais on aurait rejoint l'un des nombreux auto park du centre . Pour 3 fois moins cher on aurait eu les mêmes services c'est à dire rien !
Voilà un camping qui vit sur sa réputation et de son quasi monopole !
Depuis notre arrivée à Istambul , on tombe malade les uns après les autres . Rien de bien grave mais suffisament pour manquer d'énergie .
Les visites s'enchainent . Mosquée Bleue , Ste Sophie , Grand Bazard ( très décevant comment peut on mettre 3 étoiles dans les guides à un lieu dédié qu'aux touristes business , buisiness ! ) puis le bazard égyptien un peu plus authentique surtout dans les ruelles adjacentes . Peut être qu'en venant d'Europe on trouve cela très dépaysant mais pour nous celà nous parait très très fade .
Le palais de Topkapie nous a émerveillé . Les sultans avaient un rafinement rarement vu ailleurs . Les bâtiments recouverts de faïences d'Izmit sont de toutes beauté . Quand aux collections de porcelaines de Chine et d'ailleurs , le trésor avec ses pierres précieuses ont fait rêvé les enfants . La visite nous a pris plus d'une matinée .
Heureusement que nous roulons au gasoil iranien et géorgien . Ici le litre est à 1,30 Euros . Pas étonnant que les routes sont quasi désertes . A ce tarif là on se demande comment les turcs font pour rouler . Quand à nous , avec notre réserve nous avons réussi à rejoindre Alexandroupoli en Grèce . On aura réduit très sérieusement notre facture carburant même si on aurait aimé faire le plein en détaxe à la frontière à 0,66 Euros ( chose qu'on nous a refusé entre la Turquie et la Grèce ) . En Grèce , le litre est tout de même à 1 Euro !
La suite de notre séjour en Grèce est simple repos , plages puis repos !
A ce rytme , nous n'avançons pas très vite mais qu'importe , nous sommes en vacances non ?
Juste après Alexandroupoli , nous quitons l'autoroute à Makri et empruntons une route puis une piste le long de la côte . Superbe . Malgré les nombreuses interdictions de faire du camping sauvage la tentation est trop forte . De plus nous ne sommes pas les seuls à ne pas résister . De nombreux grecs n'hésistent pas à planter leur toile de tente à même la plage . Alors ne soyons pas plus royalistes que les gens du pays . Nous prenons nos quartiers non loin d'une ancienne tour génoise . La vue est imprenable .
Notre campement suivant surplombe la rivière Nestos à côté de Xanthi . Les cloches d'un troupeaux de brebis nous feront émerger le lendemain matin .
Le jour suivant nous conduit à Olymbiada près de Stavosoù nous manquons de nous perdre sur les pistes du cap Elefthera . Après plus d'une heure à tourner nous finissons en définitive sur le parking ombragé du village !
 
 
Nous rejoignons la soeur de Anne et sa petite famille à Pigadi . Rapidement , nous avons la chance de trouver un campement à peu près ombragé à 20 m de la plage . Inutile de préciser que les retrouvailles sont dignement fête et les conversations vont bon train . Après 2 belles journées ensemble chacun reprend sa route de son côté .
Ce soir là , nous galèrons pour trouver un endroit pour passer la nuit . A force de s'enfoncer sur des pistes cahoteuses nous nous mettons en situation quelque peu délicate . En voulant redescendre une pente à fort pourcentage le Land n'a pas trouvé mieux que de finir sur 3 roues dans un virage très incliné et surtout à côté d'un précipices que l'on a supposé profond ( Il faisait nuit ) . On a décidé de stopper un peu plus loin sur le bord d'une piste un peu plus plate , il était plus de 22h !
par Gaëtan publié dans : alairlibre
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Jeudi 20 juillet 2006
Arménie et Géorgie :
 
 
 
 
 
Sur les routes , il y a peu de panneaux d'indications et quand il y en a ils ne sont la plupart du temps que noté en Arménien . Très pratique !
Notre carte routière n'étant pas elle même d'une bonne exactitude , nous ne trouvons pas la bifurcation pour le monastère de Tatev . Tant pis ! 
    
Notre deuxième nuit nous donne l'impression d'un retour à Carnac . Nous dormons à côté de menhirs dressés là il y a plus de 5000 ans à Zorats Karer . Ils ont parait il servi d'observatoire astronomique . Cet endroit nous avait été indiqué par un groupe de cyclistes franco arméniens très sympas .
Le lendemain nous ne partons pas de bonne heure mais à quoi bon , il faut savoir profiter de la vie non ?
Depuis que nous sommes en Arménie , il nous est difficile de trouver de l'eau plate . Tout le monde boit de la Jermuk , une eau gazeuse naturelle . Comme notre passe à proximité de cette ville nous faisons le crochet pour aller visiter cette station thermale .
A notre grande surprise tout est délabré , voir à l'abandon ou semble l'être . Il reste d'entretenu juste une grande batisse à côté de laquelle sous de belles arches coule de différentes fontaines une eau plus ou moins chaude .
 
 
Le soir , nous dormons au pieds du monastère du Noravank . Du parking la vue sur la vallée est imprenable .
Les Ponts et Chaussées arméniens ont parfois de drôles de façon de tracer les routes . Il est vrai que pour aller d'un point A à un point B la ligne droite est le plus court chemin . C'est à croire que c'est la seule règle qu'ils aient apprises . On exagère un peu mais il nous arrive régulièrement de nous retrouver devant des pentes droites ayant un pourcentage de plus de 12% !
Le Land apprécie très modérément ce régime et se met régulièrement dans le rouge . Il chauffe et nous perdons pas mal de liquide de refroidissement . Au caravanserail de Selim , il ne reste pratiquement rien dans le bocal . Heureusement la suite de l'itinéraire nous fait redescendre en direction du Lac Sevan que nous longeons jusqu'à la ville du même nom .
 
A Echmiadzin , nous visitons le Vatican local . Parmi les nombreux bâtiments religieux , la cathédrale de Mayr Tachar est de toute beauté . Tous les murs et plafonds sont peints . Le petit musée regroupant de vieux livres saints ainsi que de nombreuses reliques est très intéressant . On peut regretter une fois de plus que rien n'est fait pour les touristes étrangers puisque les rares explications ne sont notés qu'en Arménien !
Notre quête pour trouver un endroit tranquille pour passer la nuit nous fait faire de nombreux kilomètres . Mais dans le canyon de Debed ce n'est pas évident . Au passage nous visitons plusieurs monastères mais aucun d'eux ne peut nous offrir un parking tranquille puisqu'ils se trouvent dans des villages .
Finalement , nous passerons la nuit dans la cour d'un resto proche de la frontière géorgienne après avoir pris un bon repas .
 
A la frontière , côté arménien , ça commence mal . A peine rentré dans le bureau des douaniers on nous réclame 14$ pour sortir du pays . S'en est trop . Non seulement ils nous taxent fortement quand on rentre et en plus nous savons pertinament que les 14$ pour sortir n'est autre qu'un bakchich .
On refuse de payer . Anne leur fait comprendre que nous n'avons plus de Drahme ( quel drôle de nom pour une monnaie ça n'encourage pas à l'utiliser !!! ) et de Dollar mais seulement une carte Visa . Heureusement pour nous il n'y a pas de distributeur d'argent à la frontière .
Un douanier parlant 3 mots d'anglais nous dit qu'il nous sera impossible de sortir du pays sans payer . On lui ré explique notre faux problème d'argent . Il part voir son collègue qui lui ne veut rien savoir et exige le paiement . Bien embarrassé ou pour ne pas perdre la face , les autres douaniers me tendent 15$ . Tout surpris dans un premier temps par ce geste , on refuse l'argent mais finissons rapidement par accepter pour sortir de cette situation .
Au moment de sortir le Land du pays la barrière refuse de se lever , il faut attendre que l'électricité revienne pour pouvoir sortir !
Adieu l'Arménie .
Après cette entrée en matière on arrive à la barrière du côté géorgien . Plusieurs voitures sont devant . On nous fait signe de descendre pour aller faire les formalités 100 m plus loin . On boucle le Land et on y va . Le douanier nous demande où est la voiture . On lui la montre et nous dit de l'approcher . Je ( Gaëtan ) repars la chercher . Pour l'approcher du douanier je dois franchir une barrière et le garde de faction ne l'entend pas de cette oreille et m'intime l'ordre de retourner me ranger derrière les autres voitures .
Du coup , on n'y comprennait plus rien . L'un me disait de venir et l'autre me stoppait . Bloquant le passage , je coupe le contact ce qui irita encore plus mon gardien qui se mit à tapper sur ma portière et m'empêchait de sortir du Land !
 Je n'avait qu'une envie c'était de lui coller mon poing mais si l'on voulait continuer le voyage et surtout aller en Turquie il fallait absoluement rentrer dans ce pays alors je lui fis un beau sourire moqueur en guise de réponse à ces élucubrations et gesticulations .
Puis , avant qu'il me casse une vitre , je remis le Land à sa place !
Au total on aura attendu plus de 2 heures pour enfin pouvoir mettre les roues en Géorgie . Point positif de ce pays on aura rien déboursé pour rentrer .
 
 
Nous allons directement à la capitale Tbilisi distante seulement d'une cinquantaine de kilomètres .
Nous trouvons rapidement un hotel . Le Land passera la nuit sur le parking de la maternité . Le gardien moyennant un peu d'argent accepte de nous le garder .
La ville est agréable avec ces beaux bâtiments et son chateau .
Chose étonnante dans ce pays , la population a peu d'argent mais régulièrement on voit de grosses voitures de luxes . Comment font ils ? Mafia ? Coruption ?
On n'en saura et on ne verra rien mais le doute est permis !
Dans toutes les villes que nous venons de traverser , nous faisons attention où nous posons nos roues . En effet , il n'est pas rare qu'en plein milieu de la chaussée , il manque une plaque d'égoût !
Comme l'Arménie , la Géorgie ne nous emballe pas plus que ça .
Le Land continue à chauffer ce qui nous dissuade de continuer vers les montagnes du Nord du pays.
Du coup , nous décidons de rejoindre rapidement la Turquie .
Nous atteignons la frontière le soir même . A la douane du côté géorgien , la douanière décide de faire du zèle et demande de tout déballer . Malgré nos réticences , elle insiste et surtout décide que c'est nous qui allions faire ce travail . Alors là pas question si elle veut déballer qu'elle monte dans le Land pour le faire ! Et bien non ; tant est si bien qu'on se retrouve à ouvrir chaque sac et caisses . Nous n'avons qu'une crainte . Dans le fond de la benne nous avons caché un gros bidon de gasoil . Ayant déjà triché sur le contenu de nos jerricans le doute se serait installé !
( nos réserves de gasoil nous serviront à traverser la Turquie où le prix du carburant est le double de la Géorgie )
Nous orientons la fouille sur la partie haute du véhicule ( placards etc ) et ça marche voyant qu'il n'y a rien d'autre que des affaires banales , elle abandonne . La suite des formalités est rapide et une nouvelle fois on n'a rien à payer ouf !
Fini le Caucase et bonjour ou plutôt bonsoir la Turquie .
Là aussi les formalités sont très rapides et surtout on retrouve des gens avec le sourire , personnel des douanes compris , ça change !
En revanche pour trouver un endroit pour dormir le long de la côte de la mer Noire ce n'est pas aisé.
Nous finissons de nuit par stopper sans avoir trouvé autre chose que le parking d'une station service .
 
 
En conclusion que dire sur ces 2 pays parcouru très rapidement ?
Ils ne nous ont pas du tout convaincu .
Si vous cherchez des contrées où la barrière de la langue , de l'écriture et de la compréhension en règle générale n'est pas un problème pour vous , venez ici !
 
 
Dès la première soirée , on se doutait que ça n'allait pas être facile de se faire comprendre , mais chaque jour qui passait rien ne s'arrangeait en matière de communication . Dans tous les autres pays que nous venions de traverser , on a toujours trouver une personne qui parlait un ou deux mots d'anglais ou au pire avec nos mains on arrivait toujours à se faire comprendre . Ici c'est hermétique , à croire que les gens y mettent de la mauvaise volonté ou tout simplement n'en ont rien à faire des touristes !!!!!
Est ce les réminiscences de l'époque soviétique qui les fond agir ainsi ? 
 
Pour nous une chose est sûre , nous ne sommes pas prêts d'y revenir !
 
Pour apaiser un peu ces propos , dans chaque il y a toujours des gens sympas et d'autres pas , c'est certainement la même chose dans ces 2 pays . Seulement nous n'avons pas eu la joie de les rencontrer !
 
  
 
par Gaëtan publié dans : alairlibre
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Jeudi 20 juillet 2006

Dimanche 9 Juillet 2006 Kapan :

 

 

Pas facile d'écrire quand il faut rouler plus de 500 kms par jour .

 Nous avons fait étape 2 jours à Quetta .

C'est une ville sympa surtout le kandhari bazar où nous avons aimé flané et faire nos dernières emplettes avant de rejoindre Taftan distante de plus de 600 kms à travers le désert magnifique du Baloutchistan . En plein milieu , nous avons la surprise de croiser et de papotter pendant plus d'une heure avec la Globule , une famille de la région lyonnaise ( http://spaces.msn.com/voyagedeglobule/ ) , partie pour également une année de voyage en camping-car entre le sous continent indien et l'Afrique .

 

A Taftan , il fait une chaleur intenable . Nous prenons une chambre au PTDC que nous payons très cher pour le service rendu .

Le lendemain matin , nous passons la frontière . Du côté pakistanais , on nous offre dans les bureaux des douanes le petit-déjeuner pendant que les douaniers remplissent nos papiers . Sympa  non ?

 En revanche , tout va beaucoup plus lentement du côté iranien . Les enfants sont notés sur nos deux passeports et ça intriguent les douaniers . Finalement , au bout de 2 heures d'attente on nous laisse passer . A la sortie , une escorte nous attend pour nous emmener jusqu'a Zahedan . Une fois de plus , c'est à contre coeur que nous cohabitons avec les militaires . Nous n'avions dans les réservoirs du gasoil que pour atteindre cette ville . Quand on demande aux militaires d'aller faire le plein , on nous fait tourner plus de 2 heures pour finalement fausser compagnie à nos chers bidasses qui commençaient sérieusement à nous énerver et trouver par nous même la dite pompe !

Et là , surprise , on nous offre le plein . Ici ce n'est pas pour la somme puisque nos 65 litres de gasoil ne valent pas plus chers que 6 litres d'eau minérale mais c'est surtout pour le geste !

A la fin de notre première journée iranienne , nous faisons étape à Bam . Nous ne reconnaissons rien de cette ville , visitée 6 ans plus tôt . Réduite pratiquement à néant à la suite d'un terrible tremblement de terre , des quartiers entiers de containers en guise d'habitations ou de commerces telle est la vision que nous offre Bam aujourd'hui . Devant un tel dénuement , nous ne souhaitons même pas revoir la citadelle .

Nous préférons garder en mémoire l'image d'un soleil se couchant sur ces magnfiques ruines .

 

 

A Yazd , nous prenons plaisir à retourner dans la vieille ville et son bazar .Avec Ispahan , Yazd est l'un de nos endroits préférés en Iran . Ici , comme dans le reste du pays , les gens se mettent en quatre pour vous aider même s'ils ne comprennent pas toujours nos demandes . Comme ce policier à qui nous demandions l'adresse d'un hotel à petit prix et qui nous conduit avec sa voiture personnelle à un hotel où le premier tarif n'était qu'à 88 $ la nuit .

Vu notre tête , il a très vite compris que ce n'était pas la bonne adresse et nous fait retraverser la ville pour nous dénicher cette fois le bon hotel !

 

Comme au Pakistan nous ne paierons aucune infrastructure routière . Ca devient une habitude à laquelle on prend goût .

 Ispahan , la ville est toujours aussi belle . De jour , comme de nuit nous aimons flâner ou prendre un thé sur la place principale .  On s'est accordé une journée sans rouler  dans notre remontée express . Que ça fait du bien .

Nous y retrouverons à notre plus grande surprise , Mazdak . 6 ans plus tôt , il nous avait  expliqué le travail des miniatures ( peinture très fine réalisée sur des os de chameaux ) spécialité de la ville .

 

Puis après une longue journée de route nous sommes allés dormir à Soltaneye . L'endroit a peu changé et on nous a autorisé à dormir dans le Land à côté de la tombe d'un poète dont on a oublié le nom . Le soir , des hommes viennent chanté sous la coupole . Que c'est beau !

Les jours suivants une plus courte étape nous a conduit à Tabriz puis une autre à la frontière arménienne .

 

Du côté iranien on pensait que ça allait n'être qu'une simple formalité et bien non . Nous y passerons plus de 3 heures . Nous avions des visas de transit et pour les douaniers on était assujeti à une sombre taxe sur le gasoil de tenez vous bien : 271 $us à payer cash à la banque nationale ( taxe calculée sur le nombre de km réalisés dans le pays ) . Pour nous il n'en était pas question . Au début tout le monde campait sur ses positions .  Force de leur dire qu'on était des touristes ( mais pour eux un visa de transit , ce n'est pas un visa touristique  ! ) et qu'à Delhi on nous a refusé un visa touristique , ils ont fini par téléphoné à Téhéran pour savoir dans quelle catégorie nous classer . Finalement , nous n'avons rien débourser .

Avec un peu de patience et de diplomatie ( plus facile à dire qu'à faire ! ) , on a réussi à économiser  une belle somme .  

Du côté arménien , c'est le choc tout d'abord vestimentaire , plus de voile mais des douanières en mini jupe et le deuxième choc la langue , nous n'y comprenons rien et eux ne nous comprennent pas non plus !  Il a donc fallu également s'armer de patience . Nous y rencontrons un français , attaché à l'ONU , bloqué depuis de nombreuses heures pour une histoire de double passeport . Nous lui adressons tous nos remerciements car il nous a servi à plusieurs reprises d'interprète .

Les douaniers russes ( et oui l'Arménie est un pays indépendant mais ses frontières sont gardées par les Russes ) ont été très tatillons . Ils ont commencé par fouiller tout l'avant du Land ( vide poche , caisse à jeux des enfants etc ) . Quand ils ont voulu faire la même chose à l'arrière , vu le bric à brac que l'on entrepose , ils ont vite abdiqué . Il faut avouer qu'on ne leur facilitait en rien la tâche puisque ces grands gaillards n'arrêtaient pas de se cogner dans le hayon . Les verrins ne l'élevaient qu'à la moitié de sa hauteur normale . Habituellement on met un pied pour soutenir l'ensemble , là bizarement il n'est jamais sorti de son emplacement !

Au niveau administratif , ce n'est pas mal non plus puisqu'au total on mettra 3 heures pour régulariser la situation des personnes et du Land en déboursant au passage de 60 Euros et encore de 60 Euros en diverses taxes . Au total nous avons passé environ 6 heures pour passer d'un pays à l'autre . Un record dont on se serait bien passé durant ce voyage !       

Pas facile de trouver un hotel ou plutôt si c'est facile mais vu les prix par rapport à la qualité fournie on regarde à deux fois notre porte monnaie pour savoir s'il n'y a pas une erreur dans les prix pratiqués !

Pour un pays où le salaire moyen est de 150 à 200 $ on nous réclame pour une chambre banale la modique somme de 50 $ !!!

Tout le monde à l'air de trouver cela normal . Quand on essaie en vain de marchander en guise de réponse c'est : “niet niet niet “ .

Alors pour nous aussi c'est niet et on s'en va .

A ce rythme , on arrive de nuit à Kapan où l'on fini par trouver une chambre avec une télé ( pour une fois c'est important c'est la finale de la coupe du Monde ! ) pour 35 $ après marchandage .

 

      

par Gaëtan publié dans : alairlibre
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